Vidéaste · Photographe · Documentariste

Mauricie / Abitibi

Je filme parce que j’écoute. Je photographie pour ralentir. Je roule parce que le mouvement m’aide à comprendre le monde.

Je travaille avec l’image depuis longtemps. Assez pour savoir que la technique ne fait pas le regard et que la vitesse n’aide pas toujours à voir clair. Ce qui m’intéresse, ce sont les gens, les lieux, les silences, ce qui se passe entre deux phrases et ce qui reste quand la caméra arrête de tourner.

Je viens de l’Abitibi. J’ai grandi entouré de forêt, de routes longues, de machines et de récits racontés sans micro. J’ai commencé à filmer très jeune, avec une caméra devenue rapidement la mienne. Je filmais tout : les bois, les animaux, les amis, les moments ordinaires. J’ai compris tôt que l’image pouvait servir à retenir ce qui disparaît.

Mon parcours est autodidacte, façonné par le terrain, l’erreur et l’écoute. Aujourd’hui, je travaille en vidéo, en photo et en audio : documentaire, captation, balado, projets d’exposition et projets personnels. Je fais souvent plusieurs rôles à la fois, non par orgueil, mais par besoin de cohérence et de fidélité au réel.

L’écoute est au cœur de mon travail. Prendre le temps. Respecter la parole. Ne pas forcer un récit. La route et la moto font aussi partie de ma démarche : elles m’amènent ailleurs, physiquement et mentalement, vers des rencontres non prévues et des lieux porteurs de mémoire.

Je collabore aussi avec La Gazette de la Mauricie comme créateur de contenus, en documentant des histoires humaines, culturelles et sociales d’ici, toujours avec la même intention : rester proche du réel.

Ce site est une trace. Un espace simple et humain pour déposer des images, des projets et des fragments de territoire.

CE QUE JE FAIS

Je travaille en vidéo, en photo et en audio. Je fais du documentaire, de la captation, du balado, des projets d’exposition et des projets plus personnels. Mon travail consiste à mettre en images ce que les gens vivent, ce qu’ils portent et ce qu’ils n’arrivent pas toujours à nommer.

Je réalise souvent les projets de A à Z : préparation, tournage, prise de son, montage, réalisation, production. Pas parce que je veux tout contrôler, mais parce que cette façon de travailler me permet de rester proche du terrain et fidèle à ce qui se passe devant la caméra. J’aime comprendre l’ensemble du processus, sentir le rythme d’un projet, respecter sa respiration.

Je m’adapte aux contextes. Un tournage peut être très simple, presque invisible, ou plus structuré selon les besoins. Ce qui ne change pas, c’est l’intention : créer des images justes, durables, qui ne cherchent pas à impressionner mais à dire quelque chose de vrai.

Je travaille beaucoup avec des artistes, des organismes culturels, des médias et des communautés. J’accorde autant d’importance à la relation humaine qu’au résultat final. Une bonne image commence souvent bien avant que la caméra soit sortie du sac.

À côté des mandats professionnels, je développe des projets personnels qui me permettent d’explorer autrement le territoire, la mémoire, la forêt, la route et les rencontres. Ces projets-là prennent plus de temps, avancent lentement, et nourrissent tout le reste de mon travail.

Ce que je fais, au fond, c’est documenter. Pas pour figer. Pour laisser une trace vivante.

TRAVAIL À LA GAZETTE DE LA MAURICIE

Je collabore avec La Gazette de la Mauricie comme créateur de contenus en vidéo, en audio et en photo. Mon travail consiste à aller sur le terrain, rencontrer les gens, écouter leurs histoires et les traduire en images et en sons, avec respect et rigueur.

À la Gazette, je fais des portraits, des entrevues, des reportages, des capsules vidéo et audio, ainsi que des projets culturels et humains. Je m’intéresse autant aux individus qu’aux contextes dans lesquels ils évoluent : la culture, le milieu communautaire, les enjeux sociaux, les parcours atypiques, la mémoire collective.

Je privilégie une approche de proximité. Être présent, prendre le temps, créer un climat de confiance. Je ne cherche pas à simplifier à outrance ni à forcer un angle. Je préfère laisser la complexité exister, même quand elle est inconfortable. Le réel est rarement propre, mais il est toujours parlant.

Travailler à la Gazette me permet de rester connecté au territoire et aux gens d’ici. Ça nourrit directement ma pratique personnelle. Le journalisme de terrain, quand il est fait avec écoute et honnêteté, rejoint profondément ma façon de créer : documenter sans trahir, donner la parole sans la déformer, rendre visible sans exploiter.

Cette collaboration s’inscrit naturellement dans mon parcours. Elle prolonge mon désir de raconter des histoires vraies, ancrées dans le quotidien, et de contribuer, à ma manière, à une mémoire vivante de la Mauricie.

DÉMARCHE · ÉCOUTE, ROUTE ET TERRITOIRE

Ma démarche repose sur l’écoute. Pas une écoute pressée ou stratégique, mais une écoute réelle, attentive, parfois silencieuse. Avant de filmer, je prends le temps de comprendre. De laisser les gens parler. De laisser les lieux exister. Ce qui m’intéresse n’est pas seulement ce qui se dit, mais ce qui se ressent, ce qui hésite, ce qui reste en suspens.

Le territoire occupe une place centrale dans mon travail. La forêt, les routes secondaires, les villages, les espaces entre deux destinations. Ces lieux portent une mémoire, des traces humaines et naturelles qui influencent les récits qu’on y trouve. Je ne les considère pas comme de simples décors, mais comme des personnages à part entière.

La route, souvent parcourue à moto, fait partie intégrante de mon processus créatif. Elle me force à ralentir autrement, à être vulnérable aux éléments, à sortir des trajectoires prévues. Elle ouvre des rencontres inattendues, des détours nécessaires. C’est un espace de réflexion, parfois de solitude, parfois de beauté brute.

Je privilégie une approche simple et légère. Peu d’artifice. Une présence discrète. Une caméra qui n’impose pas sa loi. J’essaie de créer des images qui respectent le rythme des personnes et des lieux, sans les presser ni les transformer pour les rendre plus “efficaces”.

Au fond, ma démarche vise à laisser une trace honnête. Documenter sans figer. Observer sans juger. Créer des images qui prennent le temps d’exister et qui invitent, peut-être, à regarder autrement.

JOURNAL · NOTES, IMAGES, FRAGMENTS

Ce journal est un espace libre. Un endroit pour déposer des images, des idées, des notes prises sur la route ou sur le terrain. Il ne suit pas une logique de publication régulière, ni un calendrier. Il existe quand il a quelque chose à dire.

On y trouve des fragments :

des paysages traversés, des forêts observées trop longtemps, des routes secondaires, des phrases notées à la volée, des images de fond, des essais visuels. Parfois un projet en cours, parfois juste une impression, un doute, une réflexion.

Ce n’est pas un fil de nouvelles.

Ce n’est pas un portfolio.

Ce n’est pas un réseau social.

C’est une trace de passage. Un espace où le travail peut rester ouvert, incomplet, en mouvement. Un endroit pour laisser respirer les idées avant qu’elles prennent une forme plus définie — ou qu’elles disparaissent simplement.

Le journal me permet de travailler autrement, sans objectif précis de diffusion ou de performance. Il nourrit mes projets personnels, mais aussi mon regard sur les mandats professionnels. Il me rappelle que la création ne se résume pas au résultat final, mais qu’elle vit aussi dans les détours, les pauses et les silences.

Ce qui apparaît ici peut être appelé à changer, à se transformer ou à s’effacer. C’est assumé. Tout n’a pas besoin d’être figé pour exister.